Le modèle dont je m’inspire
(Voir un exemple dans la page : Spécialité)
Trois personnages d’une scène dont je me sers comme archétypes pour illustrer les conflits internes et externes des humains :
(Origine : Les aventures de la dernière licorne blanche)
La licorne
Elle a le pouvoir de guérir tout, d’entretenir l’équilibre dans la nature et de promettre des jours heureux à ceux qui la rencontre. Elle le sait et ne se laisse pas berner par qui que ce soit. Un jour exceptionnel, elle est forcée de se déguiser en humaine pour sa mission de sauver les autres licornes, ce qui lui fait perdre petit à petit sa mémoire. Elle expérimente la séparation de sa mémoire intemporelle (sa maison, son origine, sa connexion au TOUT) et risque de se perdre elle-même et sa mission. Quand le moment arrive de se rappeler et d’enlever son déguisement, revenir dans un corps de licorne, elle reste marquée à jamais de cette expérience.
(Dans un conflit interne : elle représente la vérité qu’on sent en soit, la clairvoyance.)
(Dans un conflit externe : elle représente l’allié qui nous aide à voir et ressentir l’amour de soi et l’amour de la vie qu’on accueille, qui écarte les désirs et les peurs pour voir clairement les solutions.)
La sorcière
La vérité diminue sa magie et le mensonge l’augmente. La sorcière est la plus tordue des personnages. Elle prétend vouloir le bien de la licorne en l’enfermant dans une cage, lui évitant le risque d’être tuée par des chasseurs ou capturée par le taureau de feu. Prisonnière dans une foire, la licorne observe les spectateurs. Comme les gens sont devenus aveugles aux créatures magiques, ils ne voient pas la vraie corne de la licorne. Alors la sorcière lui pose une fausse corne devant sa vraie corne pour que les gens voient une vraie licorne. Le véritable intérêt de la sorcière est de devenir immortelle, soit dans la mémoire éternelle d’une créature magique, comme la licorne ou la harpie. Elle est persuadée que la seule façon d’être placée dans leur mémoire est de les capturer, de se faire haïr de leur avoir enlevé leur liberté de vivre, jusqu’à ce qu’elle se fasse tuer par la harpie qui finit par se libérer.
(Dans un conflit interne : elle représente le déni, le mensonge à soi-même, les excuses qu’on se trouve pour éviter ou retarder des conséquences méritées.)
(Dans un conflit externe : elle représente l’abuseur ou son complice, le manque de respect de la personne dans ses besoins et ses opinions, le doute, le flou constant, l’hypocrisie, le mensonge, le contrôle, la hiérarchie et la compétition des âmes.)
Le magicien
Il est bienveillant et cherche constamment à améliorer son talent de magicien. Quand il comprend qu’il a trop de difficultés à formuler les mots précis pour créer ce qu’il veut, il décide de demander à la magie de faire ce qu’elle veut. La magie répond à l’intuition du magicien et fait ce qui doit être fait pour avantager une situation, même si la solution n’est pas parfaite. Le magicien prend de plus en plus confiance en lui en côtoyant la licorne. Durant la mission de licorne, il devient aussi son protecteur, le gardien de sa mémoire, il détient le pouvoir de lui cacher et de lui redonner à temps son propre pouvoir à elle dans des moments exceptionnels.
(Dans un conflit interne : il représente la sagesse en soit, l’apprentissage, le droit de se tromper et se remettre en question, l’exploration, l’ouverture aux nouvelles solutions, l’intuition, l’acceptation de ne pas tout comprendre tout de suite.)
(Dans un conflit externe : il représente l’allié qui confirme et valide notre vision et notre ressenti d’une situation et il nous soutient dans nos démarches, il nous aide aussi à additionner ou à compléter de nouvelles perceptions qui nous aident à grandir. C’est le meilleur coéquipier.)
Les cornes sont des symboles
Qu’est-ce qui arrive à ceux qui découvrent et dénoncent la fausse corne ? Souvent, ils ne voient toujours pas la vraie corne non plus ! C’est un défi dans la vie humaine de savoir la différence entre le vrai et le faux et de rester ouvert à l’information qui est en train d’arriver. Pour moi, la vraie corne : c’est l’amour en général, ce que d’autres appelle la divinité en soi. Elle peut représenter aussi notre communication (connexion) entre notre âme et notre esprit et notre corps. C’est la vérité qui nous supporte dans un moment douloureux et qui nous célèbre dans les moments de bonheur. Quant à la fausse corne, c’est du charlatanisme, des imitations de solutions qui ne durent pas longtemps, des divertissements pour faire semblant de grandir, des demi-vérités.